« La Loi juive ne condamne pas l’amour, bien sûr que non. L’amour n’est pas un tabou de la Torah. Encore faut-il s’entendre sur l’acception du mot « amour ». Le modèle que l’humanité a connu jusque-là, tel qu’il est véhi- culé par l’histoire et la littérature, peut se formaliser ainsi : cela démarre par une attirance, accompagnée ensuite par des affini- tés, suivie par l’émergence de sentiments qui peuvent conduire à une union maritale, engendrant peut-être une procréation, les étapes suivantes étant le partage, l’échange, la protection (sécurité), la recherche de stabilité, la fidèlité et enfin la durabi- lité. Après avoir été universel, il subsiste de ce modèle encore quelques lambeaux. De nos jours, il n’est plus indispensable qu’existent des affini- tés électives entre les partenaires, l’attrait s...el y supplée. Il n’y a pas d’obligation d’engagement, pas de fidèlité requise, la satis- faction du besoin physique paraît suffisante. La procréation n’est plus un projet à deux, du fait de l’existence de moyens tels que la contraception, l’avortement ou la GPA… Le modèle actuel de l’amour se calque sur le modèle consu- mériste : consommation-kleenex, fait pour assouvir d’abord des nécessités hygiéniques. Quand on en n’a plus besoin, on jette ». © Edistar 2026 et suivantes, extrait de "Mon amour et demi" de Robert Weynmann
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